Something for the week-end

Ce week-end, il est clair qu’on va en profiter pour buller. Comme on a du temps devant nous, on ira peut-être prendre un café avec des amis et débattre du sort de Lana Del Rey. On se posera des questions. A-t-elle copié cette chanson grecque de 1991 ? Mérite-t-elle la comparaison avec Nancy Sinatra ? Certains auront pour eux l’argument de son passage télé raté sur SNL . De mon côté, cet extrait télévisuel ne m’horrifie pas tant que ça. Facile à dire maintenant, je l’avoue, j’ai eu du mal à comprendre le buzz qui l’entourait, préférant afficher sur mon profil facebook des chansons de l’inventive et joyeuse Zooey Deschanel et me prenant quelques soufflets lorsque je glissais un “C’est pas un peu triste de se faire refaire à 24 ans ?” .

C’était une manière de participer au débat qui anime le net en ce vendredi.

Après cet épisode “J’aime pas”, je profite de la place qu’il me reste sur ce post pour parler de ce que j’aime et donner des idées de sorties ce week-end.

L’Action Christine donne en ce moment une rétrospective des films de Lubitsch et c’est un réel bonheur que de se replonger dans l’imagerie du cinéma d’antan. Redécouvrir Greta Garbo dans Ninotchka, c’est être touché par sa grâce et c’est se régaler de l’atmosphère ouatée de cette comédie qui parle pourtant de l’avant-guerre (le film date de 1939).  Ninotchka est passé, c’était mercredi, mais il reste d’autres films à voir…

Autre suggestion cinématographique : Bruegel, le moulin et la croix. Le film sonde l’univers de l’artiste autour d’un de ses tableaux, Le Portement de la Croix, rappelant sa profondeur politique dans le contexte de guerres de religion. Chaque image est travaillée à la cisaille de la précision et fait entrer le spectateur dans une sorte d’intermonde entre l’oeuvre, l’imaginaire du peintre, sa vie quotidienne et l’histoire. Un passage qui a particulièrement retenu mon attention :  Bruegel observe une araignée tisser sa toile, oeuvre fragile et pourtant robuste, et compare plus tard son travail au sien. Le film est en anglais, mais la traduction vers le français retient cet heureux glissement de sens du mot “toile”.

Dernière suggestion, cette fois-ci théâtrale. Il s’agit de la pièce Tout le monde veut vivre d’Hanokh Levin, mise en scène par Amélie Porteu de la Morandière et Vincent Menjou-Cortès. Vue la semaine dernière, cette comédie grinçante de l’auteur israëlien mêle un grand humour, parfois presque léger, à une noire satire des rapports humains.    Les deux vont souvent de paire, ceci dit. Le comte Pozna doit mourir sous 3 jours (il a eu la malchance de croiser l’Ange de la Mort) à moins qu’il ne trouve quelqu’un pour se sacrifier à sa place… Mère, père, épouse, enfant, mendiant, malade… : trouvera-t-il quelqu’un pour le sauver ? Réponse encore 3 semaines au Théâtre de Belleville.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. N’hésitez pas à réagir et à partager vos avis sur les différents points soulevés. Les mots en couleur débouchent sur des liens où vous trouverez toutes les informations que vous recherchez.

Bon week-end ! 

Teaser : la semaine prochaine, on parlera cuisine. hé hé.

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5€ offerts sur le site kgbdeals.fr pour les lecteurs de Sososan

Pour célébrer cette période de Fêtes, le site kgbdeals.fr offre aux lecteurs du blog de Sososan une remise de 5€ sur le bon plan de leur choix et cela pour une durée de 3 mois !

Sur Paris et partout en France, vous pouvez par exemple bénéficier d’offres à partir de -50% pour des restaurants et de remises encore plus importantes pour des massages ou des soins de beauté. Vous trouverez également des offres coiffeurs, des cours de danse, de Zumba, d’aquabiking, de cuisine, de maquillage, ou de relooking… parmi tant d’autres.

Pour ma part, je suis allée plusieurs fois à des massages très bien (au Nuad Thaï Sabaï notamment) ou à un bon restaurant indien.

Comment faire pour en bénéficier ?

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Pour toute question, envoyez-moi un commentaire sur le blog et je vous répondrai.

Vous avez jusqu’au 31 janvier pour profiter de cette offre ! Ensuite, vous pourrez utiliser votre réduction pendant 3 mois. Sans obligation d’achat, si vous ne l’utilisez pas, elle s’effacera tout simplement de votre compte le délai expiré.

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Un bijou fait le printemps

Noël passé, on commence à songer à sa tenue, à ses parures, à ses bijoux… pour la soirée du 31.

De mon côté, je pense à La Tonkinoise à Paris, qui m’a ouvert les portes de son atelier cet été et dont il est enfin temps de parler.

Rencontrée lors d’une vente à La Bellevilloise, j’ai eu pour ses créations comme un coup de coeur.

D’une élégance intemporelle et hors saison, ses bijoux m’ont frappée par leur poésie et leur délicatesse.

Celle qui se cache derrière La Tonkinoise rassemble des pièces éparses qu’elle chine, qu’on lui donne, ou qu’elle recycle en des petits mondes hétéroclites et pourtant nécessaires.

Après avoir travaillé notamment pour Isabel Marant ou Kookaï, Chantal Manoukian a forgé son propre style, s’inspirant avec science d’images de mode, d’art et d’histoire, de culture parisienne et étrangère. Colliers, broches, bagues et bracelets… Autant de bijoux qui accompagneront celle qui les porte pour longtemps et qui apporteront un rayon de soleil au coeur de l’hiver.

Vous pouvez retrouver La Tonkinoise au Bon Marché ou sur son site. Elle sera également présente au salon Who’s Next/1ère Classe, stand F14 hall 4, du 21 au 24 janvier 2012.

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La Norale reprend du service

Noël, ce n’est pas qu’une bûche au chocolat, un bonhomme de neige, un sapin avec ses boules et ses lampions, une réunion familiale avec ses cadeaux “par milliers” (dont un couple de torchons dont vous ne vous êtes jamais servi et un gilet tricoté avec amour qui ressemble plus à une écharpe trouée, voire à une serpillière). Ni un repas qui se finit par une indigestion.

Non. Noël, c’est aussi des chansons. Le sujet a inspiré bien des stars du genre, de Tino Rossi à Beyoncé en passant par John Lennon (et ses fans d’ailleurs). Et avouons qu’on est bien content d’avoir un prétexte pour ressortir la vidéo de Wham

Et quand des jeunes interprètes dépoussièrent les standards, ça donne ça :

Voici une trouvaille à dénicher au détour d’une rue de la capitale : la Norale de Choël.

Créée en 2009 à l’initiative d’Antoine Deklerck entouré d’anciens camarades l’école Claude Mathieu, la Norale revisite les classiques du genre (mais aussi des tubes internationaux) et surprend les passants affairés entre deux courses de Noël. Son signe distinctif : ses petits chanteurs ne portent pas de croix de bois, mais sont coiffés de bonnets de Père Noël.

Après avoir séduit le 20h de TF1 et Paris Dernière, elle reprend du service à l’approche des Fêtes. Voici quelques pistes pour tomber sur elle au cours de vos pérégrinations parisiennes :

Mercredi 14 décembre :
19h Hôtel de Ville puis Marais
Jeudi 15 décembre :
19h St-Michel
Vendredi 16 décembre :
19h Devant la Pyramide du Louvre puis la Grande roue à Concorde
Samedi 17 décembre :
Librairie “Attrape Nuage”: 19 rue Pétion /Métro Voltaire à 14h30 et à 16h30
Dimanche 18 décembre : 
10h-13h Notre Dame
Lundi 19 décembre :
19h Montmartre (haut de La Butte, puis Place du Tertre, puis peut-être aux Abbesses)

Joyeux Choël !

http://lanorale.com/

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APPEL A PROJET : En résidence chez ma mère

Petite annonce : vous êtes plasticien(ne), vous avez toujours rêvé d’aller à Nantes, vous cherchez une résidence pour l’année prochaine, vous vous intéressez à la figure de la mère et vous réfléchissez à votre complexe d’Oedipe… Vous êtes tombé(e) sur la bonne page et à la bonne adresse.

Charlotte Hubert, plasticienne de talent pleine d’inventivité, vous propose de tenter une expérience artistique et humaine…

Voici son projet décrit ci-dessous (avec ses propres mots) :

Cet appel à projet s’adresse à des artistes plasticiens (tous médiums confondus) désirant connaitre ma mère et être en résidence avec moi à son domicile nantais. La durée de l’expérience est d’une semaine. L’artiste choisi par ma mère logera dans la chambre de mon frère et sera nourri dans la cuisine familiale. Les frais de transport pour se rendre à Nantes seront remboursés.

Si vous êtes intéressé par ce projet, il vous faut envoyer un dossier à ma mère comprenant:

- Un poème à ma mère.

- Une lettre de motivation dans laquelle vous devrez élaborer un programme avec ma mère en insistant sur votre plat préféré, votre complexe d’Oedipe (éventuellement quelques mots sur votre dernière dépression), ainsi que quelques lignes sur l’art conceptuel.

- Une photo de votre mère (la présence du père n’est pas à exclure)

Le dossier doit parvenir à destination le 24 décembre 2011 au plus tard, c’est à dire la veille de Noël, à l’adresse suivante:

En résidence chez ma mère, à l’intention de Marie Hubert, 26 rue de l’ouchette 44000 Nantes, France.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à me contacter à l’adresse suivante: charlottehubert.art@gmail.com

Pour info : Mais qui est Charlotte Hubert me demandez-vous ? Après un Master de recherche en arts plastiques et sciences de l’art, elle décide ensuite de se concentrer sur sa pratique artistique en intégrant l’école Nationale Supérieure des Arts de Paris-Cergy puis l’école Nationale d’art visuel de La Cambre à Bruxelles. Elle crée des fictions qui sont le point de départ de sa démarche, le choix du ou des médiums étant toujours en lien avec le contexte dans lequel le travail s’établit. Depuis plusieurs années, elle essaye de créer un univers incongru vers lequel convergent des figures telles que l’imposture, l’absurde, le burlesque et plus abstraitement le déplacement. Elle a exposé à Paris, Bruxelles, Toulouse et Tokyo.

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Que faire le lundi soir ?

Le lundi soir, c’est en général le moment creux de la semaine. Pas de théâtre, pas forcément envie de retourner voir un film (on y est allé la veille, comme chaque semaine), pas nécessairement d’addiction déclarée à la saison 7 d’How I met your mother sur les sites de streaming… Mais alors, que faire histoire de tordre le cou au poncif du “lundi, c’est ravioli” ?

Et bien, voici une solution : aller assister à une lecture. Mais pas n’importe laquelle ! Une lecture qui se déroule dans un bar près des Buttes Chaumont, à La Pelouse plus exactement, voilà ce qu’il nous faut. On se retrouve tranquillement entre copains à 20h, on y boit une tisane ou un petit verre, et à 21h, les comédiens entrent en scène et nous transportent une heure durant chez un auteur.

Depuis 3 ans, des anciens élèves de l’école de théâtre Claude Mathieu (dont je fais moi-même partie), mais pas que, se retrouvent pour partager des textes qui ont retenu leur attention. Lancée à la Brasserie des Buttes Chaumont, de l’autre côté du parc, grâce à 5 jeunes comédiennes et Momo -le patron de ce bar s’est aujourd’hui reconverti dans l’hôtellerie, l’aventure s’est transformée au fil du temps. De 5, on est passé à une trentaine de lecteurs, tandis qu’une programmation par thème a succédé à des lectures au coup de coeur.

Théâtre, roman, poésie… Les Lectures du lundi ne sont pas sectaires (lecture d’essais de psychanalyse ou d’architecture il y a eu) et sont abordées comme des mises en voix et en espace laissant toujours une place au jeu. L’année dernière, on a lu des textes contemporains d’auteurs encore en vie, des ouvrages parlant de fantômes, d’amour ou de famille et la saison 2011/12 commence en musique. Ce lundi, c’était la pièce de David Lescot, Les Jeunes, sur les groupes de rock. Lundi prochain, ce sera autour de Marcel Proust avec des extraits autour de la Sonate de Vinteuil, puis à celui d’Alessandro Baricco avec Sang Sang le 7 novembre, et le 14, à celui de Peter Shaffer avec Amadeus.

A partir de la fin novembre, on s’attaquera à un autre thème, important et dans l’air du temps, mais “chut !” pour l’instant.

Les Lectures du lundi  (presque) tous les lundis au bar restaurant La Pelouse (86 rue Botzaris, Paris 19e) à partir de 21h. Pas la peine de réserver : venez comme vous êtes ! Et en plus, c’est gratuit. 

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Un nouveau théâtre à Paris : le Théâtre de Belleville

Il se passe pas mal de choses du côté du 11e arrondissement… Sososan a mené l’enquête, photos à l’appui grâce à sa comparse Emilie Deligne

Rue du faubourg du Temple, un nouveau théâtre s’apprête à ouvrir ses portes : le Théâtre de Belleville. Son directeur, Laurent Sroussi, et Léopoldine Leydier, chargée de la Communication et des Relations publiques, nous ont accueillies une fin d’après-midi de septembre, un jour de semaine, alors que les travaux battaient leur plein dans la salle de spectacle.

Le ventre de la baleine est encore fait de briques et d’échafaudages, d’échelles et de pots de peinture, de fils qui cherchent leur table de régie, de sièges en attente de trouver leur ancrage…

Des artisans lyonnais réaménagent entièrement le lieu d’après les idées de l’architecte Stéphane Millet et de Laurent. L’idée ? Proposer un espace scénique le plus grand possible, où les spectateurs sont installés confortablement et ont une bonne visibilité.

Laurent Sroussi, après deux ans de recherches, a repris le Théâtre du Tambour Royal pour le remettre à neuf et créer un lieu répondant à une certaine idée de l’art dramatique, avec à la fois exigence et humilité, où la programmation, “jubilatoire et ambitieuse” s’axe résolument sur l’écriture contemporaine. Je demande si quelques réminiscences de l’oeuvre de Jacques Copeau ne flotteraient pas dans l’air… Sans doute : il figurait parmi la liste des noms envisagés pour le lieu. Laurent Sroussi le considère-t-il comme un modèle ? Il s’agit avant tout d’édifier sa propre histoire, même s’il met en exergue  dans son programme une citation de l’homme de théâtre : “Dans cette entreprise, à défaut de génie, nous apporterons une ardeur résolue, une force concertée, le désintéressement, la patience, la méthode, l’intelligence et la culture, l’amour et le besoin de ce qui est bien fait.”

Quel est l’objectif du directeur du Théâtre de Belleville ? Offrir un beau lieu au public où  jeunes et artistes confirmés travaillent dans de bonnes conditions ainsi qu’investir en priorité dans la création artistique et le travail des compagnies. Ainsi, chaque année le théâtre accueillera une jeune troupe en résidence, donnant également à ses membres l’occasion de se frotter aux diverses tâches qu’incombe un lieu de théâtre. A l’équipe de cette année et aux techniciens permanents s’est joint un jeune-homme du quartier vivant dans une cité voisine qui va les aider à monter leur spectacle.

Le nom de Théâtre de Belleville a fini par s’imposer comme une évidence : le but est en effet de créer un lieu vivant en symbiose avec le quartier dans lequel il se trouve.  Créé au milieu du 19e siècle, la salle accueillit, entre autres, Maurice Chevalier il y a quelques décennies, avant que son ancienne propriétaire, Marthe Michel, le consacre au spectacle musical. Mais aujourd’hui, le nouveau directeur et son équipe comptent bâtir leur entreprise sur des valeurs qu’ils retrouvent en fréquentant le quartier : le métissage, la solidarité, l’ouverture d’esprit, tout cela dans un bain urbain et festif qui bouillonne à chaque instant. Afin que, dans ce lieu, les gens se reconnaissent, ils développeront des projets en lien avec le quartier ou des ateliers avec les artistes et organiseront des  lectures, des soirées musicales ou de clowns. Il dote également son lieu d’une identité visuelle forte grâce au graphiste Pierre Jeanneau, à qui l’on doit, entre autres, ce logo :

Ouverture le 15 octobre avec En ce temps-là l’amour, de et avec Gilles Ségal dans une mise en scène de Jean Bellorini (du 15 octobre au 27 novembre, du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 16h).

Théâtre de Belleville, 94 rue du faubourg du Temple, 75011, Paris. Métro Belleville ou Goncourt. Réservations au 01 48 06 72 34.

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